Saviez-vous que...


Élections fédérales 2006

Les femmes forment près de la moitié des candidatures en Mauricie!

En Mauricie, 8 femmes so­nt candidates aux élections du 23 janvier prochain, comparativement à 11 hommes. La proportion de femmes candidates (42%) est ainsi beaucoup plus importante dans la région que dans l'ensemble du Canada (23%). À l'échelle du Québec, les femmes forment le quart (25%) des candidatures. On constate aussi avec intérêt que tous les partis politiques présentent des candidatures féminines dans la région. La moyenne d'âge des candidates nous permet enfin d'affirmer que la relève est également bien représentée. Toutefois, il faut savoir qu'en dépit de ces statistiques encourageantes, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir au chapitre de la représentation politique des femmes.

En effet, à l'échelle canadienne, la proportion de candidatures féminines présentées par les principaux partis politique oscille entre 35 % pour le NPD et 12 % pour le Parti conservateur. Les femmes forment près du tiers des candidatures du Bloc québécois (31%) et le quart de celles du Parti libéral du Canada (26%). Les femmes, qui forment un peu plus de la moitié de la population, demeurent donc sous-représentées. Par ailleurs, le contexte politique particulier au Québec nous permet de constater que les femmes sont encore trop souvent candidates dans des comtés difficiles à remporter pour le parti qu'elles représentent. Cette situation est particulièrement observable pour les plus jeunes d'entre elles.

Également, la stagnation du pourcentage de candidatures féminines révèle des obstacles importants à une plus grande participation des femmes en politique active, et ce, à tous les paliers de gouvernement. Ces obstacles sont principalement : la difficile conciliation des responsabilités familiales, professionnelles et politiques, la relative absence des femmes des traditionnels lieux de réseautage et les difficultés que pose le mode de recrutement et d'investiture des partis politiques. Enfin, le coût d'une course à l'investiture puis d'une campagne électorale suppose des moyens financiers auxquels bien des femmes n'ont pas accès.