Le mouvement des femmes se réjouit de la
composition du nouveau conseil des ministres. Il s'agit du premier conseil des
ministres de l'histoire québécoise à être composé d'un nombre égal de femmes et
d'hommes. Il se réjouit également de l'importance des responsabilités attribuées
aux femmes qui occupent des postes ministériels. Le mouvement des femmes salue
l'arrivée en scène de la première femme noire au conseil des ministres.
Toutefois, à la suite des élections, six grandes
organisations féministes ont déploré le recul de 5% de femmes élues à
l'Assemblée nationale du Québec. Un total de 32 femmes ont été élues en 2007
(25,6%), comparé à 38 (30,4%) en 2003. Dans
un communiqué émis le 7 mars dernier, ces organisations avaient prédit ce recul
compte tenu du faible nombre de candidates présentées par les partis en mesure
de faire élire des députés.
Un regard sur les résultats des élections montre que les
partis ont fait élire : pour le PLQ, 16 députées sur 48, pour le PQ, 9
députées sur 36, pour l'ADQ, 7 députées sur 41. Le fait que l'ADQ ait présenté
peu de candidates (21%) est une des raisons qui explique ce recul. On note
aussi que dans de nombreuses circonscriptions, de deux à quatre femmes
s'opposaient pour un même siège. En Mauricie, on est passé de trois à une femme
élue. Or, l'atteinte de la parité à
l'Assemblée nationale passe inévitablement par l'augmentation des femmes
candidates et leur placement en position d'éligibilité.