Les femmes forment près de la moitié des candidatures en
Mauricie!
En Mauricie, 8 femmes sont candidates aux
élections du 23 janvier prochain, comparativement à 11 hommes. La proportion de
femmes candidates (42%) est ainsi beaucoup plus importante dans la région que
dans l'ensemble du Canada (23%). À l'échelle du Québec, les femmes
forment le quart (25%) des candidatures. On constate aussi avec intérêt que
tous les partis politiques présentent des candidatures féminines dans la
région. La moyenne d'âge des candidates nous permet enfin d'affirmer que la
relève est également bien représentée. Toutefois, il faut savoir qu'en dépit de
ces statistiques encourageantes, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir
au chapitre de la représentation politique des femmes.
En
effet, à l'échelle canadienne, la proportion de candidatures féminines
présentées par les principaux partis politique oscille entre 35 % pour le NPD
et 12 % pour le Parti conservateur. Les femmes forment près du tiers des
candidatures du Bloc québécois (31%) et le quart de celles du Parti libéral du
Canada (26%). Les femmes, qui forment un peu plus de la moitié de la
population, demeurent donc sous-représentées. Par ailleurs, le contexte
politique particulier au Québec nous permet de constater que les femmes sont
encore trop souvent candidates dans des comtés difficiles à remporter pour le
parti qu'elles représentent. Cette situation est particulièrement observable
pour les plus jeunes d'entre elles.
Également,
la stagnation du pourcentage de candidatures féminines révèle des obstacles
importants à une plus grande participation des femmes en politique active, et
ce, à tous les paliers de gouvernement. Ces obstacles sont
principalement : la difficile conciliation des responsabilités familiales,
professionnelles et politiques, la relative absence des femmes des traditionnels
lieux de réseautage et les difficultés que pose le mode de recrutement et
d'investiture des partis politiques. Enfin, le coût d'une course à
l'investiture puis d'une campagne électorale suppose des moyens financiers
auxquels bien des femmes n'ont pas accès.